Un groupe coopérateur engagé dans la recherche sur le lymphome

Bilan pré-thérapeutique

Avant de décider du meilleur traitement, le médecin doit connaître certaines données concernant l’extension de la maladie. Ces données permettent, dans une certaine mesure, de prévoir les chances de succès du traitement et donc de guérison de la maladie, on les appelle facteurs pronostiques. Une bonne connaissance de ces facteurs permet d’adapter le traitement.

LES EXAMENS BIOLOGIQUES SANGUINS

Ils sont indispensables et sont faits sur une prise de sang. Il s’agit du compte des globules du sang (numération et formule sanguine), des examens témoignant du fonctionnement du foie (transaminases, phosphatases alcalines, bilirubine, albumine) et du rein (créatinine, uricémie, ionogramme), du dosage du calcium (calcémie) et de la recherche de signes d’inflammation (vitesse de sédimentation, électrophorèse des protéines).

Le taux sanguin de LDH (lacticodeshydrogénase sérique) est un facteur pronostic essentiel dans la plupart des lymphomes, il est proportionnel à la masse de la tumeur et à son agressivité. Le dosage de la beta-2-globulinémie a également une valeur pronostique mais elle n’est pas utilisée en pratique courante.

LA BIOPSIE MEDULLAIRE OU BIOPSIE OSSEUSE (« BM, BO ou BOM »)

L’étude de la moelle osseuse est nécessaire dans le bilan initial de la plupart des lymphomes car l’atteinte de la moelle osseuse est fréquente et peut modifier le traitement proposé.

Cet examen est réalisé habituellement sous anesthésie locale, ne nécessite pas d’hospitalisation et dure environ 15 minutes. Il est de plus en plus souvent proposé au patient une courte anesthésie générale par un gaz (protoxyde d’azote) qui complète l’anesthésie locale et procure un meilleur confort. L’anesthésie locale est faite au niveau de l’os du bassin. La biopsie est réalisée en position allongée sur le ventre ou assise au bord de la table d’examen. Le prélèvement s’effectue en deux temps : aspiration d’une goutte de moelle osseuse puis biopsie osseuse proprement dite à l’aide d’une aiguille à biopsie. Après l’examen il est conseillé de rester allonger une dizaine de minutes sur le dos afin d’exercer une compression au niveau du pansement. Le pansement est à garder 48 heures sans le décoller et peut-être enlevé, aucun soin local n’étant ensuite nécessaire.

Cet examen est habituellement bien toléré et peu douloureux. Lorsque l’effet de l’anesthésique se dissipe la zone de prélèvement peut devenir sensible, des médicaments contre la douleur peuvent alors être prescrits par votre médecin.

Il n’y a pas de contre-indication à la réalisation de cet examen mais vous devez prévenir votre médecin lorsque vous prenez des médicaments, en particulier traitement anti-coagulant ou traitement anti-agrégant (Aspirine, Persantine, ) ainsi qu’en cas d’allergie aux anesthésiques locaux.

Le prélèvement osseux qui a été prélevé doit ensuite être fixé, décalcifié puis coloré avant que le spécialiste l’examine au microscope. L’ensemble de ces techniques nécessite 8 à 10 jours. Les résultats sont adressés directement au médecin qui a prescrit l’examen.

LE SCANNER

Le scanner est un examen radiologique qui permet d’obtenir des coupes de l’organisme qui seront visualisées sur un écran de télévision puis sur des films ou sur un CD. Il permet de bien voir les ganglions lorsqu’ils sont trop gros.

Un scanner de l’ensemble du thorax et de l’abdomen est toujours fait dans le bilan initial d’un lymphome. Il sera refait au cours du traitement et à la fin de celui-ci pour juger de la réponse de la maladie au traitement. Par la suite il sera souvent proposé comme examen de surveillance et refait à intervalles réguliers.

Cet examen nécessite habituellement une injection d’iode. En cas d’allergie, à l’iode bien sûr mais aussi à tout autre produit, vous devez prévenir votre médecin afin de prendre des précautions avant l’examen. De même, si vous prenez régulièrement un traitement anti-diabétique par la bouche, il vous sera demandé de l’interrompre momentanément. Le médecin radiologue qui fera l’examen vous interrogera à ce sujet avant de le commencer.

Il faut habituellement être à jeun 4 heures avant l’examen mais vous pouvez prendre une boisson sucrée. Une demi-heure avant l’examen il vous faudra boire un produit permettant de bien voir l’estomac et les intestins. Le produit à base d’iode, permettant de bien voir les vaisseaux sanguins vous sera injecté au début de l’examen, cette injection provoque souvent une sensation de chaleur qui dure quelques secondes. Vous serez ensuite allongé sur la table du scanner qui se déplace à travers un anneau qui prend les radiographies. Vous ne serez pas enfermé. On vous demandera à chaque prise de radiographie de retenir votre respiration et de ne pas bouger pour que les images ne soient pas floues. L’ensemble de l’examen dure de 30 à 45 minutes. Le radiologue lit ensuite les clichés. Le résultat sera par la suite transmis au médecin qui a demandé le scanner.

scanner-thoraxScanner du thorax montrant les ganglions anormaux du médiastin

D’AUTRES EXAMENS SONT PARFOIS NECESSAIRES

La ponction lombaire

Elle n’est faite que dans certains types de lymphome. Une ponction lombaire (« PL » dans le jargon hospitalier) est un examen qui permet de prélever quelques millilitres du liquide dans lequel baigne la moelle épinière (cette moelle n’a rien à voir avec la moelle osseuse). Elle peut être nécessaire dans deux circonstances :

  • dans le bilan initial de la maladie, pour rechercher des cellules de lymphome
  • dans certains cas, où existe un risque de rechute de la maladie au niveau de la moelle épinière, la ponction lombaire permet d’injecter de la chimiothérapie à cet endroit. Entre quatre et douze ponctions lombaires sont alors faites pendant la durée du traitement

L’examen se fait après anesthésie de la peau par une crème. Une longue aiguille très fine est introduite par le médecin dans le bas du dos pour prélever le liquide (appelé liquide céphalo-rachidien ou « LCR »). Ce liquide sera examiné sous microscope au laboratoire. Ensuite, si cela est nécessaire, le médecin injecte au même endroit une dose de chimiothérapie.

Cet examen ne nécessite pas d’hospitalisation et ne fait habituellement pas mal. On demande au patient de rester allongé bien à plat pendant une à trois heures pour éviter des maux de tête. En effet, chez certains patients, des maux de tête peuvent survenir dans les heures ou les jours qui suivent, ils peuvent durer plusieurs jours et nécessiter de puissants médicaments contre la douleur et le repos au lit.

Fibroscopie gastrique

fibroscopieS’il existe un doute quant à une possible localisation du lymphome au niveau de l’estomac une fibroscopie sera proposée. Elle consiste à introduire dans le tube digestif (oesophage puis estomac) un fin tuyau qui permet de regarder à l’intérieur de celui-ci.

Il faut, bien sûr, ne pas avoir mangé ni bu pendant plusieurs heures avant l’examen. Il n’est habituellement pas fait d’anesthésie. Cet examen n’est pas douloureux mais il peut être assez désagréable. Il est important d’essayer d’être bien détendu avant et pendant l’examen.

 

 

PET-Scan

La tomographieLa tomographie est une technique qui consiste à reconstruire le volume du corps humain dans le cas de l’imagerie médicale d’émission de positons (TEP, PET ou PET-scan ou TEP-TDM) est un examen d’imagerie médicale de plus en plus souvent réalisé.

Un produit faiblement radioactif, le 18F-FDG (fluoro-déoxy-glucose) est injecté par voie intraveineuse. Ce produit va se fixer préférentiellement dans les cellules cancéreuses, sa répartition dans l’organisme permet donc de détecter ces cellules. La TEP peut être réalisée pour détecter du tissu cancéreux ou vérifier son absence, lors du diagnostic de la maladie, en cours de traitement ou dans le cadre de la surveillance après traitement.

Comment se déroule une TEP?

Avant l’examen : la préparation
Pour la qualité de l’image, le patient doit être à jeun (à l’exception de l’eau et des médicaments habituels) depuis au moins 6 heures avant l’injection du 18F-FDG. Le patient doit également rester au repos (sans bouger, parler ou même lire) environ 30 minutes. Un calmant peut être administré pour faciliter cette attente.

Aucun effet secondaire n’a été rapporté à ce jour. L’irradiation reçue est faible, équivalente à celle engendrée par la réalisation d’un scanner. Cependant, en raison de l’injection de radioactivité, cet examen ne sera pas réalisé en cas de grossesse.

Au cours de l’examen
A l’arrivée dans le service le patient est perfusé et installé au calme sur un lit. Son taux de sucre dans le sang est vérifié (par prélèvement d’une goutte de sang sur le doigt). Au bout de 30 minutes à 1 heure, le FDG est injecté par l’intermédiaire de la perfusion. Le patient doit encore rester au repos pendant environ 1 heure. Avant la réalisation de l’examen, il va aux toilettes pour vider sa vessie et la perfusion est retirée.

L’examen en lui-même dure environ 30 minutes et est strictement indolore. Le patient est allongé sur le dos, comme pour un scanner. Il est indispensable de rester complètement immobile pendant l’examen. Le lit d’examen se déplace à l’intérieur d’un anneau détecteur, relativement large, ce qui évite le plus souvent les problèmes de claustrophobie.

 La durée totale de présence dans le service est d’environ 4 heures.

Après l’examen, le médecin vérifie la qualité des images. Afin de préciser certains aspects, il peut parfois demander de refaire une partie des images. Le compte-rendu est ensuite adressé au médecin prescripteur.

Le PET-scan prend une importance de plus en plus grande dans l’évaluation de certains lymphomes, surtout les lymphomes agressifs. Il serait particulièrement utile pour juger de la réponse au traitement.

 

LYSA’s Missions

Learn more
lymphome

What is Lymphoma?

Learn more

LYSA Research

Learn more

Take Part in a Clinical Trial

Learn more

The LYSA's Centers

Learn more

Support Research

Learn more