Un groupe coopérateur engagé dans la recherche sur le lymphome

Suivi à long terme des patients atteints de lymphomes non-hodgkiniens : les résultats de l’étude SIMONAL

Les résultats de l’étude SIMONAL ont été publié le 22 mars 2019 dans la revue Cancer

 

L’étude SIMONAL, financée par l’ANSM (agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé), a été conduite sur l’année 2015, auprès de patients ayant fait l’objet d’un traitement pour un lymphome diffus à grandes cellules ou de lymphomes folliculaires.

Elle a été présentée en juin 2016 au plus grand congrès international de cancérologie, l’ASCO à Chicago.

8113 patients avaient été inclus dans les essais du LYSA entre 1993 et 2007. Il s’agissait de traitements aussi variés que des chimiothérapies standards, des chimiothérapies intensives + greffe de moelle, et des chimiothérapies associant des anticorps monoclonaux comme le RITUXIMAB.
5247 personnes étaient toujours en vie à la date des dernières nouvelles. Nous avons pu obtenir leurs adresses pour 3317 et 50% d’entre eux, soit 1671, ont répondu au questionnaire de santé que nous leur avions envoyé.

Il y a 906 hommes pour 765 femmes. Le recul médian est de 11 ans avec un maximum à 23 ans. L’âge médian est de 64 ans avec un maximum à 95 ans.
La majorité des patients a reçu une chimiothérapie de type CHOP, les autres ayant reçu, soit du CHOP à fortes doses, soit une autogreffe d’emblée pour 342 patients. Les chimiothérapies étaient combinées avec du RITUXIMAB dans la moitié des cas.
Globalement notre population est âgée : 63% des gens ont plus de 60 ans et 19% ont plus de 75 ans. Il y a 54% de tabagiques, 16% sont des consommateurs d’alcool réguliers, 17% sont obèses avec un BMI à plus de 30. Depuis la fin de traitement la prise de poids médiane est de 4 kg.

Seulement 1/3 des personnes ne rapportent aucun problème de santé durant cette période de surveillance au long terme. En moyenne les personnes restantes rapportent au moins un problème de santé (jusqu’à un maximum de 7). On retrouve principalement des problèmes cardiaques dans 20% des cas, des problèmes d’infections dans 12% des cas, des problèmes de douleurs musculo-squelettiques dans 12% des cas, des problèmes neuro-psychiques dans 17% des cas, et des seconds cancers dans 8% des cas. L’utilisation du RITUXIMAB ne semble pas avoir augmenté ces risques de pathologies au long terme. Par contre, l’utilisation d’une autogreffe en 1ère ligne est associée à un peu plus d’infections, notamment pulmonaires.

2/3 des patients rapportent une fatigue excessive. Là encore, il n’y a pas d’effet particulier des traitements du lymphome, cette fatigue est majorée par l’âge, l’obésité, et bien sûr la présence de pathologies associées. Un point intéressant concerne aussi les troubles de concentration et de mémoire qui surviennent chez près de 50% des patients avec des intensités très variables. Des troubles sexuels sont rapportés chez 1/3 des patients également.

 

Au total, ces résultats préliminaires montrent un retentissement au long terme chez les personnes à plus de 10 ans au traitement d’un lymphome. Il ne semble pas y avoir d’effets délétères de l’utilisation du RITUXIMAB.
D’autres données vont être encore analysées afin de faire le point sur la consommation de médicaments et sur les effets d’un éventuel traitement de la rechute.

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